Conférence Henri et Annie de Montfort
5 octobre 2012 à 17h
Conférence consacrée à
Un demi-siècle de
relations culturelles et politiques franco-polonaises 1912-1965 :
relations culturelles et politiques franco-polonaises 1912-1965 :
Henri et Annie de Montfort
écrits et engagements,
au miroir de leurs
archives confiées à la SHLP.
archives confiées à la SHLP.
PROGRAMME
17h00 : Allocution introductive
C. Pierre Zaleski, Président de la SHLP
franco-polonaises, 1912-1965 : Henri et Annie de Montfort, écrits et engagements, au miroir de leurs
archives confiées à la SHLP.
17h20 : conférence
Un demi-siècle de relations culturelles et politiquesfranco-polonaises, 1912-1965 : Henri et Annie de Montfort, écrits et engagements, au miroir de leurs
archives confiées à la SHLP.
par
Céline Gervais-Francelle,
Historienne (Université Panthéon-Sorbonne),
Secrétaire général adjoint de la SHLP
avec le concours de
Frédérique Laurent, Élisabeth Walle,
Roch Drozdowski-Strehl,
Witold Zahorski,
Witold Zahorski,
membres de la SHLP, qui prêteront leur voix aux textes d’archives.
Projection et exposition
Choix de documents d’archives : Céline Gervais-Francelle
Exposition supervisée : Ewa Rutkowska, responsable du département
des manuscrits et archives de la SHLP/BPP.
Verre de l’amitié
• • •
Henri Archambault de Montfort, docteur en Droit, auteur
d’une thèse remarquée sur « Les idées de Condorcet », s’est lié dès 1912 aux
intellectuels polonais de Paris, défenseurs de la « cause polonaise », en
particulier au publiciste et bibliophile C. Woźnicki. En 1919, il met sa plume
au service de la Délégation polonaise à la Conférence de la Paix et de son
Bureau de Presse, où se noue son amitié avec le poète Z. Lubicz Zaleski. Il
associe son épouse Annie – une des premières Françaises à étudier le polonais
aux LanguesO’ – à toutes ses actions de passeur entre les cultures et les
élites françaises et polonaises : d’abord au sein de l’Union des Amis de la
Pologne, puis de l’Association France-Pologne, dont Annie sera l’efficace
Déléguée générale, enfin à Varsovie, en tant que correspondant (1923-1924) et
envoyé spécial du quotidien Le Temps (1926-1932). Ces séjours élargissent son
cercle d’amis, dominé par la figure de l’éminent historien Marcel Handelsman.
d’une thèse remarquée sur « Les idées de Condorcet », s’est lié dès 1912 aux
intellectuels polonais de Paris, défenseurs de la « cause polonaise », en
particulier au publiciste et bibliophile C. Woźnicki. En 1919, il met sa plume
au service de la Délégation polonaise à la Conférence de la Paix et de son
Bureau de Presse, où se noue son amitié avec le poète Z. Lubicz Zaleski. Il
associe son épouse Annie – une des premières Françaises à étudier le polonais
aux LanguesO’ – à toutes ses actions de passeur entre les cultures et les
élites françaises et polonaises : d’abord au sein de l’Union des Amis de la
Pologne, puis de l’Association France-Pologne, dont Annie sera l’efficace
Déléguée générale, enfin à Varsovie, en tant que correspondant (1923-1924) et
envoyé spécial du quotidien Le Temps (1926-1932). Ces séjours élargissent son
cercle d’amis, dominé par la figure de l’éminent historien Marcel Handelsman.
Secrétaire de l’Académie des Sciences Morales et Politiques
depuis 1917, et Directeur des Services administratifs de l’Institut de France
en 1934, Henri de Montfort utilise cette position stratégique pour une action
méthodique et passionnée de médiateur entre lettrés et savants des deux pays.
Professeur à l’Institut des Hautes Études Internationales, il acquiert par ses
enquêtes et ouvrages la réputation d’un expert des questions politiques de «
L’Est européen » et tout particulièrement de la Pologne, quand il inaugure à la
Bibliothèque Polonaise, en 1935, ses cours au Centre d’Études polonaises. En
mai-juin 1940, les de Montfort cachent 18 caisses de manuscrits anciens de la
Bibliothèque Polonaise dans leur propriété de La Flèche et ses œuvres d’art à
l’Institut de France, où leur domicile de fonction, 3 rue Mazarine, devient
alors le refuge des hommes et des livres de la Pologne clandestine en France.
Résistant dès 1940, Henri publie le journal clandestin La France continue
(1941-1942), puis agit au sein du réseau Kasanga-Gallia. Annie est agent de liaison de la Résistance polonaise en
France et le paiera de sa vie : arrêtée en mars 1943 à Grenoble, en même temps
que Z. Lubicz Zaleski, emprisonnée à Fresnes et déportée en janvier 1944 à
Ravensbrück, dont elle ne reviendra pas. Dès la libération, Henri de Montfort
s’engage dans la sauvegarde de l’indépendance de la Bibliothèque Polonaise…
depuis 1917, et Directeur des Services administratifs de l’Institut de France
en 1934, Henri de Montfort utilise cette position stratégique pour une action
méthodique et passionnée de médiateur entre lettrés et savants des deux pays.
Professeur à l’Institut des Hautes Études Internationales, il acquiert par ses
enquêtes et ouvrages la réputation d’un expert des questions politiques de «
L’Est européen » et tout particulièrement de la Pologne, quand il inaugure à la
Bibliothèque Polonaise, en 1935, ses cours au Centre d’Études polonaises. En
mai-juin 1940, les de Montfort cachent 18 caisses de manuscrits anciens de la
Bibliothèque Polonaise dans leur propriété de La Flèche et ses œuvres d’art à
l’Institut de France, où leur domicile de fonction, 3 rue Mazarine, devient
alors le refuge des hommes et des livres de la Pologne clandestine en France.
Résistant dès 1940, Henri publie le journal clandestin La France continue
(1941-1942), puis agit au sein du réseau Kasanga-Gallia. Annie est agent de liaison de la Résistance polonaise en
France et le paiera de sa vie : arrêtée en mars 1943 à Grenoble, en même temps
que Z. Lubicz Zaleski, emprisonnée à Fresnes et déportée en janvier 1944 à
Ravensbrück, dont elle ne reviendra pas. Dès la libération, Henri de Montfort
s’engage dans la sauvegarde de l’indépendance de la Bibliothèque Polonaise…
CGF
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Entrée libre
Réservation conseillée : w.zahorski@bplp.fr
tél. 01 55 42 99 29