Conférence : Venceslas Gasztowtt(1844-1920), citoyen français et polonais : un passeur culturel et politique

C. Pierre
ZALESKI
ZALESKI
Président
de la Société
Historique et Littéraire Polonaise
de la Société
Historique et Littéraire Polonaise
Directeur
de la Bibliothèque Polonaise de Paris
de la Bibliothèque Polonaise de Paris
vous invite
le vendredi 24 février 2017 à 19h
à la dixième rencontre de la série
Les Polonais dans la culture et la civilisation françaises
•
VENCESLAS GASZTOWTT (1844-1920),
CITOYEN FRANÇAIS ET POLONAIS :
UN PASSEUR CULTUREL ET POLITIQUE
Conférence de Rémy Landy
professeur honoraire au conservatoire de musique du Mans et universitaire spécialiste de littérature française
Fils d’un émigré polonais, Venceslas Gasztowtt ne sera pas seulement un excellent professeur reconnu par ses pairs pour son talent pédagogique, mais il deviendra aussi un des principaux représentants de cette Émigration polonaise parisienne qui militera avec patience et acharnement pour obtenir la renaissance d’un État polonais, rayé de la carte politique européenne depuis les partages russo-austro-prussiens de la fin du XVIIIe s. Remarquablement doué pour la parole, il impose sa présence dans les célébrations patriotiques. Parallèlement, il devient « l’ambassadeur de l’écriture polonaise » en France par ses poèmes rédigés en français et surtout par ses traductions des principaux poètes romantiques polonais (Mickiewicz, Słowacki, Krasiński).
Héraut des partisans de cette indépendance polonaise que l’insurrection de 1863 avait réduite à l’état d’idéal lointain, et que des patriotes obstinés comme lui ont contribué lentement à rendre réalisable, celui qui se considérait lui-même comme « le plus polonais des Français et le plus français des Polonais » a su résumer cette étonnante évolution dans un vers resté longtemps célèbre : « Un peuple ne meurt pas s’il ne veut pas mourir ».
Héraut des partisans de cette indépendance polonaise que l’insurrection de 1863 avait réduite à l’état d’idéal lointain, et que des patriotes obstinés comme lui ont contribué lentement à rendre réalisable, celui qui se considérait lui-même comme « le plus polonais des Français et le plus français des Polonais » a su résumer cette étonnante évolution dans un vers resté longtemps célèbre : « Un peuple ne meurt pas s’il ne veut pas mourir ».