Récital « Maria Szymanowska, poétesse du piano »

ZALESKI
de la Société
Historique et Littéraire Polonaise
de la Bibliothèque Polonaise de Paris
de la Société Maria Szymanowska
vous invitent
le vendredi 26 septembre 2014 à 19h
de Sławomir Dobrzański – piano
Au programme
Maria Szymanowska (1789-1831)
Le Murmure. Nocturne
Marches n° III et II
Mazurkas n° III, IV, IX, X, XI, XII, XIII, XIV et XV
Danse Polonaise
Caprice sur la Romance de
Joconde
•••
Polonaise en mi mineur
Menuet n° I en la mineur
Études n° IV, VII, IX,
XIV, XVI, XVII et XVIII
Nocturne en si bémol
majeur
Originaire de Wrocław, Sławomir Dobrzański est actuellement professeur de piano à
Kansas State University, aux États-Unis
Après des
études à l’Académie de Musique Frédéric Chopin à Varsovie, il a soutenu sa
thèse à l’Université de Connecticut en 2001.
Il est l’auteur
d’un premier ouvrage en langue anglaise sur Maria Szymanowska, paru à Los
Angeles en 2006.
Il est
également le premier pianiste à avoir enregistré l’intégrale des œuvres de
cette compositrice, album qui est sorti en mai 2013 sous le label « Acte
Préalable ».
Sławomir
Dobrzański se produit régulièrement en Europe, en Asie et sur les deux
continents américains.
Marianna Agata Wołowska naît à Varsovie le 14 décembre 1789
dans une famille juive convertie au catholicisme. Son père tient une brasserie
prospère qui devient un lieu de rencontres clandestines de patriotes polonais.
Avec son épouse, ils reçoivent régulièrement dans leur maison rue Waliców des
représentants de l’élite intellectuelle et artistique européenne dont les
musiciens Paër, Rode, Lipiński, Lessel, Kurpiński, Angelica Catalani ainsi qu’Elsner,
le futur professeur de Chopin…
Talent précoce, elle étonne par la
qualité de ses improvisations sur une épinette. A 8 ans, elle commence à
prendre des cours de piano : ses deux professeurs, Lisowski et Gremm,
resteront les seuls à lui avoir enseigné les rudiments de l’art pianistique et
de la musique.
Début 1810, elle est à Paris et donne
des concerts privés. Le grand Luigi Cherubini lui dédie sa Fantaisie en ut majeur en hommage à son talent.
En juin 1810, elle se marie avec Józef
Szymanowski, propriétaire terrien à Otwock près de Varsovie. Ils ont 3 enfants:
les jumeaux Romuald et Helena (qui épousera à Saint Pétersbourg Franciszek
Malewski), et Celina, leur cadette d’un an
(qui épousera à Paris Adam Mickiewicz).
A partir de 1815, en dépit des
réticences de son époux, Maria
Szymanowska commence à se produire dans des
concerts publics. En 1818, elle joue à Londres, en 1820 – à Berlin. A cette même
date, les époux Szymanowski se séparent. Maria décide de garder les enfants
auprès d’elle et de subvenir à leurs besoins ainsi qu’à ceux de ses sœurs et
frères qui l’accompagnent en tournées.
En 1822, après une série de concerts à
Saint Pétersbourg et à Moscou, elle obtient du tsar Alexandre 1er le
titre de « Première Fortépianiste des Impératrices de toutes les
Russies ».
En 1823, elle rencontre Goethe à
Marienbad qui, visiblement impressionné par sa personnalité et son jeu, lui
dédie son poème Aussöhnung.
Elle joue dans toutes les grandes
villes allemandes et en 1824, elle est de nouveau à Paris où elle donne trois
concerts publics au succès retentissant. Elle se rend à Londres, puis à Genève,
Milan, Venise, Rome et Naples.
Maria Szymanowska revient à Varsovie
en juillet 1826. Elle est alors célèbre non seulement pour son art de
« faire chanter le piano », mais aussi par ses Albums où les plus grands auteurs de l’époque lui laissent
dédicaces et échantillons de leur talent musical ou poétique: Beethoven,
Boieldieu, Clementi, Dussek,
Field, Hummel, Meyerbeer, Paganini, Rossini, Spontini,
Weber, Mickiewicz, Pouchkine…
En 1827, elle donne des concerts à Varsovie,
Vilnus, Riga, Moscou et Saint Pétersbourg où elle s’installe définitivement en
1828. Elle se consacre désormais à l’éducation de ses enfants, tout en
continuant sa carrière de pianiste et de pédagogue. Son salon devient un lieu
de rencontres privilégiées pour la fine fleur intellectuelle et musicale russe
et polonaise. Parmi ses invités figurent les comtes Wiazemski et Galitzine,
Glinka, Field, Pouchkine, Mickiewicz, Odyniec, Malewski, les peintres
Wańkowicz, Orłowski et Oleszkiewicz.
Mais à l’été 1831, la ville de
St-Pétersbourg est décimée par le choléra. Maria Szymanowska y meurt dans la
nuit du 24 au 25 juillet.
Ses œuvres, essentiellement des pièces
pour piano et mélodies (composées sur les poèmes de Niemcewicz, Cervantes,
Shakespeare, Mickiewicz ou du Cardinal de Bernis…) furent publiées en son temps
par Breitkopf & Härtel, Hanry, Th.Boosey, Ricordi ainsi que de nombreux
éditeurs russes et polonais. Robert Schumann appréciait tout particulièrement
ses Etudes, le jeune Chopin était
impressionné par son jeu, Rossini semblait admirer « autant son talent que
sa modestie », Mickiewicz l’a nommée « la reine des couleurs sonores »…
de la Société Maria Szymanowska
partenariat avec la Société Maria Szymanowska