Concert de l’AAMPF : musique ottomane du XVIIe s.

ZALESKI
de la Société
Historique et Littéraire Polonaise
de la Bibliothèque Polonaise de Paris
vous invitent
le 16 décembre 2015 à 19h00
au concert de musique ottomane du XVIIe siècle
organisé par l’AAMPF

Helena Matuszewska – rabâb, suka biłgorajska
Wojtek Lubertowicz – riqq, bendir, duduk, ney
Mateusz Szemraj – oud, perdesiz gitar
1. Psaumes 2, 4, 7, 10 / Mezmurlar, Ali Ufki Bey
Wojciech Bobowski (de son nom musulman Ali Ufki) a grandi
dans une famille protestante, il connaissait donc bien la psalmodie française,
ce qui a beaucoup influé sur la traduction et sur la manière d’adapter des 14
psaumes pour les besoins de la culture ottomane. Ce petit recueil qui porte le
titre de Mezmurlar, a été édité en 1665. Ali Ufki y a inclut des mélodies
présentes dans le Psautier de Genève, le recueil liturgique officiel de l’Église
réformée de Genève, élaboré sous l’impulsion et la supervision de Jean Calvin.
2. Mahur peśrev
Composition de la marche jouée par l’orchestre de janissaires
qui utilisait des zurnas (une sorte de hautbois) et des davulis (de grands
tambours cylindriques couverts de cuir, sur lesquels on joue avec une baguette
en cornouiller). Un tel orchestre était composé habituellement de plusieurs
dizaines de personnes, ce qui donnait un effet de puissance et de force
guerrière. De nos jours c’est une mélodie qui marque le premier jour du
ramadan.
3. Huseyni Illahi, Ali Ufki Bey
Mélodie lente – l’hymne soufi chanté par les confréries et
les écoles des soufis turques, nommés également les derviches.
4. Psaume 9 / Mezmurlar, Ali Ufki Bey
5. Nikriz peśrev, Ali Ufki Bey
Mélodie composée par Wojciech Bobowski, et qui contient des
éléments de la musique dans le style polonais (dernier han).
6. Hicaz Mandira
Composition instrumentale dont auteur est un des derniers
sultans de l’Empire Ottomane – Sultan Abd-ul-Aziz (1830-1876).
7. Psaumes 11, 12, 13 / Mezmurlar, Ali Ufki Bey
NANELI LALE veut dire en turc « tulipe à la
menthe » – expression totalement abstraite.
L’ensemble
Naneli Lale et né d’une fascination et d’expériences de plusieurs personnes et
de concours de circonstances inédits. Il se consacre avant tout à la musique
classique ottomane et joue sur des instruments turcs : rabâb, ney, qanûn.
Son
histoire commence en 2010 lorsqu’est née l’idée audacieuse de créer un ensemble
polonais explorant la musique basée sur les mâqam turques et jouée sur les
instruments originels.
Le
personnage clé du répertoire de Naneli Lale est Santuri Ali Ufki alias Wojciech
Bobowski (1610-1675) – musicien, poète, peintre et traducteur auprès des
diplomates. Il a passé sa jeunesse à Lwów où il étudiait l’orgue. C’est là
qu’il a été fait prisonnier par les Tatars qui l’ont vendu comme esclave à la
cour du sultan Murad IV. Ses compositions sont considérées parmi les plus
importantes de la musique de l’Empire Ottoman du XVIIème siècle. Il est
également auteur de la première traduction de la bible en turque et d’un
psautier ottomane composé de 34 hymnes.
Dans
l’instrumentaire ottoman l’ensemble Naneli Lale a incorporé le seul instrument
polonais qui constitue un pont entre la Pologne et l’Empire Ottoman – la suka
biłgorajska qui nécessite une technique particulière du jeu, dit
« technique de l’ongle », la même qui est propre à la musique des
anciens territoires de l’Empire : la Turquie, la Grèce et la Bulgarie. A
côté de la suka nous allons entendre les instruments courants de la musique classique
ottomane : le rabâb (qui est devenu rare même en Turquie), le riqq, le daff,
le tar (des tambours), le qanûn (la cithare orientale), le luth oud, le ney
(flûte), et même le duduk (le hautbois).
accueillons le public jusqu’à 18h55