Cours d’histoire de l’art : BERNARDO BELLOTTO dit CANALETTO. De Venise à Varsovie

C. Pierre
ZALESKI
ZALESKI
Président
de la Société
Historique et Littéraire Polonaise
de la Société
Historique et Littéraire Polonaise
Directeur
de la Bibliothèque Polonaise de Paris
de la Bibliothèque Polonaise de Paris
vous invite
le mercredi 30 mars 2016 à 19h
au cours d’histoire de l’art
BERNARDO BELLOTTO dit CANALETTO
De Venise à Varsovie

Canaletto, Vue de Varsovie prise depuis le Palais Sapieha, eau-forte, inv. Gr. F° II C © SHLP/BPP
par Bożena Anna Kowalczyk
Spécialiste de la veduta,
commissaire de l’exposition Canaletto et Guardi
commissaire de l’exposition Canaletto et Guardi
au Musée Jacquemart-André, Paris (2012/13)
« On reconnaît aujourd’hui à Bellotto une compétence exceptionnelle dans le domaine de la perspective… »
(B. A. Kowalczyk)
(B. A. Kowalczyk)
Tous
les régimes d’une France fertile en bouleversements ont cherché à
asseoir leur pouvoir par l’image. Napoléon y a de son vivant excellé par
la propagande, employant pour la valorisation de ses victoires tant sa
propre plume que le pinceau des meilleurs artistes. Pour camper les
cérémonies grandioses de 1804, il s’adresse à Jacques- Louis David,
régicide mué en Premier Peintre de Sa Majesté, tandis que
Dominique-Vivant Denon, directeur du musée Napoléon, embauche les
nouveaux talents.
les régimes d’une France fertile en bouleversements ont cherché à
asseoir leur pouvoir par l’image. Napoléon y a de son vivant excellé par
la propagande, employant pour la valorisation de ses victoires tant sa
propre plume que le pinceau des meilleurs artistes. Pour camper les
cérémonies grandioses de 1804, il s’adresse à Jacques- Louis David,
régicide mué en Premier Peintre de Sa Majesté, tandis que
Dominique-Vivant Denon, directeur du musée Napoléon, embauche les
nouveaux talents.
Au
Salon, tenu tous les deux ans au Louvre rebaptisé musée Napoléon, se
juxtaposent et se mesurent fruits des commandes officielles et
initiatives individuelles d’artistes soucieux de percer. Enjeux brûlants
pour conforter un pouvoir né des armes, le portrait du souverain et la
représentation de ses hauts faits remportent un succès tel qu’ils
contribuent, par-delà la défaite en 1814 et 1815 et la mort en 1821, à nourrir la légende, où les Polonais, ces « Français du Nord », jouent un grand rôle.
Salon, tenu tous les deux ans au Louvre rebaptisé musée Napoléon, se
juxtaposent et se mesurent fruits des commandes officielles et
initiatives individuelles d’artistes soucieux de percer. Enjeux brûlants
pour conforter un pouvoir né des armes, le portrait du souverain et la
représentation de ses hauts faits remportent un succès tel qu’ils
contribuent, par-delà la défaite en 1814 et 1815 et la mort en 1821, à nourrir la légende, où les Polonais, ces « Français du Nord », jouent un grand rôle.